Rick au contact permanent de l’absurdité qu’est devenue la mort

Adaptée du célèbre comic book éponyme, The Walking dead est la nouvelle série évènement de Sundance Channel.
Produite par le network AMC à qui l’on doit déjà deux autres séries phénomènes -Mad Men et Breaking Bad-, avec Robert Kirkman (Invincible, Marvel Zombies) au scénario, l’œuvre nous offre une plongée très réaliste dans le quotidien d’une humanité qui se délite au contact permanent de l’absurdité qu’est devenue la mort.

Si vous ne connaissez pas le comic book, cette première saison débute en suivant les péripéties du Shérif Rick Grimes, qui se réveille seul dans un hôpital du Kentucky après un long coma. Il réalise à son réveil que l’humanité est une race en voie d’extinction puisque la quasi-totalité de la population mondiale a été transformée en zombies. Il cherche alors à retrouver sa femme et son fils, qu’il espère encore en vie. Son errance l’amène à Atlanta où il va devoir, avec un groupe de rescapés, s’organiser pour survivre dans un environnement post-apocalyptique.

Si la série est à première vue dans la droite lignée des films de zombies de George Romero, elle se distingue en suivant les protagonistes dans le temps et en réutilisant efficacement les ressorts du genre (du sang, des morts-vivants, du stress, de l’isolement) sans pour autant tomber dans un jeu de massacre.

Comment préserver son humanité dans ce monde sans repère ?

Et c’est ce qui fait de cette série un événement télévisuel à ne pas manquer : ce qui importe, ce sont les survivants. Les personnages, leurs sentiments, leurs doutes, les horreurs qu’ils sont capables de commettre dans des situations extrêmes…La question principale étant la suivante: comment font-ils pour préserver leur propre humanité dans ce monde où leurs proches errent, visage décharné et les tripes à l’air, morts sans vraiment l’être ? Comment vivre dans un monde où il n’y a plus aucun repères psychologiques, sentimentaux et moraux ? Une problématique qui était déjà au cœur du comics et qui en faisait un chef d’œuvre, où on suit les personnages au sein d’un véritable enfer psychologique, avec une omniprésence de la  mort et de l’horreur. La question qu’on finit par se poser, c’est : Qui, de l’homme ou du zombie, est en fin de compte le plus bestial ?

Cette série évènement, qui a battu les records d’audience aux Etats-Unis et qui a été nominée à plusieurs reprises lors de la cérémonie des Golden Globes et des Saturn Awards, débarque sur vos petits écrans.


The Walking Dead par nosite